22.10.2008

Intervention de Philippe de Villiers devant le Président Sarkozy au Parlement européen

Picture 0852.JPGEn une minute, Monsieur le Président, je voudrais vous dire que, vous avez été amené, vous même, pendant cette crise financière, à bousculer des dogmes des institutions de Bruxelles, Francfort, la concurence, les critères de Maastricht, le libre-échangisme mondial, l'interdiction pour les Etats d'aider les entreprises et en particulier les banques, etc.

Vous avez évoqué à l'instant l'affaire des fonds souverains qui est extrèmement importante pour l'avenir pour sauver nos entreprises, lorsqu'elles seront à vil prix puisqu'elles le sont déjà.

Or aujourd'hui, Monsieur le Président, le traité de Lisbonne que les dirigeants européens et vous même en particulier cherchez à maintenir en vie artificielle, ce traité de Lisbonne vous airait empêché de faire ce que vous venez de faire. Il interdit toutes les restrictions aux mouvements de capitaux, il interdit toutes les interventions et toutes les influences politiques sur la Banque centrale (européenne) et surtout les aides d' Etats pour toutes les entreprises.

La question est simple, quel choix, Monsieur le Président, allez vous faire, avoir les mains liées ou les avoir libres? Pour avoir les mains libres, il ne faut plus le Traité de Lisbone mais un Traité qui tienne compte des leçons que tous ensemble nous venons de vivre.